27.2.16

Évasion.

On se prépare pour la grande marche. Elle se mouvera 
peut-être en moyenne car l'appel des frites me saisit déjà. 
J'ai retrouvé les bons échos de la lecture, entre les bandes 
dessinées choisies par S. et les conseils éclairés d'un passionné 
des mots. Je lis des écrits de mère-ours moelleuse, 
des voyages épiques au Mexique, des danses du perroquet 
sur un air de Nina Simone, des livres qui prennent 
soin de nous.

On l'appelle la mer blanche. Elle se cache dans notre dos 

pour nous dévoiler sa consoeur la mer étale. Comme à chaque fois, 
je suis sans voix. Les pas s'enfoncent dans le gros sel crème. 
Emerveillement ! Un cornet de glace chocolat noir et éclats. 
La boucle se déguste. 
J'entends au loin : allez, nous repartons dans les marais
Sourire rieur, je me chuchote : dans la savane...
À haute voix, j'epellai "oies de B.e.r.n.a.c.h.e." et comme 

une bénédiction, en un envol groupé, elles sont passées 
au-dessus de nous. 360° en rêve éveillé. Brassage de l'air. 
Leurs cris si particuliers, fendaient le ciel voilé 
de son glaçage blanc. Soudain, une envie de carrot cake  
me traverse. Entre les gants marins et le bonnet rayé, 
j'ai trouvé un glazik !

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