2.3.15

Les bons mots.



















Jeudi soir. J'aimerai être découpeuse de beaux papiers
ou préparatrice de colis surprise. Toute ma vie.

















Samedi après-midi. Tea time avec ma douce maman. 
Chaleur, sourires partagés et complicité. 





















Dimanche soir.
J'essayais, quelques minutes avant, de me souvenir 
d'un dessin, d'une annotation posée quelque part, 
un jour de février, en vue d'une gravure naissante.
J'ai remis de l'ordre dans mes pensées, associant la musique 
et les images glanées en ce jour de février. 
Je l'ai cherché et malicieusement le dessin s'est animé 
sous mes gouges. La plaque de lino était dure et glacée. 
J'ai eu peur d'avoir tout oublié. J'ai eu peur que les gouges 
ne retrouvent pas leurs traits que j'aime tant.
Ceux qui se construisent dans la spontanéité, 
dans le laisser-être. Ceux que j'imagine déjà imprimés.
Alternant la fine lame et l'autre, celle qui écope avec gourmandise, 
j'ai senti la chaleur du geste et mes acquis revenir.
j'ai laissé les gouges se mouvoir en laissant filer ma respiration. 
Je ne l'ai pas bloquée cette fois-ci.
Une inspiration profonde accompagnant la suivante. 

Courons contre le temps. Vers le vent, vers la vague.

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