30.6.14

Ce matin, 8h51.

























Dans cette rue fraîche et ombragée, j'ai profité d'un rayon de soleil timide 
et j'ai levé la tête vers le ciel. 
La seconde d'après, je me souviens. C'était les vacances. 
Le matin, à heure précise, avec mon père et mon frère, lorsque la porte écluse s'ouvrait, 
nous regardions passer les mats des bateaux. Des sommets de cables tendus, dressés,  
glissants sur les toits, d'une maison à l'autre, en contrebas. J'entends encore les cliquetis.  
Petite, pointe des pieds en équilibre, bras enroulés au rebord froid, dur et métallique 
du balcon du rez-de-chaussée. Le sol est doux et frais. Je sens les quelques grains
de sable de la veille sous mes pieds. Je ferme les yeux et je me rappelle mon imaginaire 
aux aguets : envergure du bateau, capitaine, couleurs et passagers.  
Le soir, nous observions le même rituel, en sens inverse.

2 commentaires:

  1. belle poésie , et belles images de bateaux, de vent marin, d'horizon à moins que ce ne soient les traces de souvenirs imprimés dans nos mémoires.l'imaginaire et ses couleurs vives
    ça donne envie à notre tour de lever la tête vers le ciel plus souvent

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Les commentaires