14.11.13

"Le souffle"























Une patience 
absolue.
Les arbres sont enfoncés
à mi-cuisse dans le brouillard. 
Le brouillard lentement inonde la colline.

Des toiles d'araignées 
blanches, l'herbe 
foulée là ou les daims
sont venus voler les pommes.


Du ruisseau 
jusqu'au sommet de la colline
qui émerge du brouillard
les bois ne lâchent 
nul oiseau.

Une patience si absolue 
qu'elle n'est rien d'autre que 
le bonheur lui-même, un souffle
trop paisible pour qu'on l'entende. 

 Denise Levertov

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